Canon des proportions du corps humain (Éd.1893) PDF

Par extension, on désigne par canon de beauté les caractères considérés comme constituant la beauté à une certaine époque. Tableau de la Vénus d’Urbino, situé au musée des Offices de Florence, Italie. Canon des proportions du corps humain (Éd.1893) PDF beauté s’oppose à la laideur. Selon les cultures et les époques, on définit plus l’un ou l’autre.


Canon des proportions du corps humain / par Paul Richer,…
Date de l’édition originale : 1893
Sujet de l’ouvrage : AnatomieAnatomie artistique

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Dans les époques et les régions qui ont produit des critères positifs stricts de beauté corporelle humaine, mais aussi, souvent, animale, en particulier chevaline et de nos jours, canine et féline, la beauté est une, et la laideur est diverse. Polyclète, l’ensemble des critères de proportions des membres qui définisent en Europe la beauté à certaines époques. Le critère s’applique en premier lieu à la représentation des corps, qu’on peut beaucoup plus facilement rapprocher d’un idéal abstrait, par la peinture, la sculpture et, à l’époque moderne, par la retouche photographique. Le canon de beauté se différencie en un canon masculin et un canon féminin. Quelquefois, on trouve des critères variant selon les catégories sociales, en plus du genre. On peut rencontrer un beau viellard, alors que, dans la même culture, la beauté idéale est éternellement jeune. Qu’il existe une norme de beauté n’implique pas qu’elle soit en tous temps et lieux identique, ni qu’elle se base toujours sur les proportions.

Ce qui était considéré comme beau il y a un siècle, ne le sera plus forcément aujourd’hui. L’existence d’une classification commune de la beauté suppose au moins deux conditions sociales, qui ne sont pas toujours remplies. Il faut qu’un minimum de sécurité permette à la beauté de se dégager comme critère indépendant : faute de quoi, les chances prévisibles de survie, et la capacité à inspirer confiance, constituent les attraits principaux d’une personne. D’après Diodore de Sicile, les Égyptiens anciens sculptaient leurs statues d’après des règles fixant dans les moindres détails leurs proportions. Socrate, lit-on dans Platon, la beauté, le bon et le bien sont inextricablement mêlés. Le bien ne peut s’atteindre que par la mesure, qui veut dire la modération, l’absence d’excès, mais aussi la proportion.

La démesure suscite la colère des dieux. La beauté signe sa relation au bien par la juste proportion entre les membres. Elle introduit à la notion de bien. Si l’impression de beauté est subjective et peut-être incommunicable, les proportions sont objectives et peuvent se transmettre. Pour les pythagoriciens, elles ont une valeur en elles-mêmes. Le sculpteur Polyclète écrivit un traité, aujourd’hui perdu, le Canon, pour indiquer les mesures relatives des parties du corps humain.

La beauté féminine juvénile est surprise nue dans le thème de Aphrodite sortant du bain, mais est généralement couverte, dans les effigies d’Athéna ou de Cérès et d’autres déesses comme Iris courant pour délivrer les ordres des dieux. Pour les Grecs de l’âge classique, la beauté idéale appartient exclusivement aux dieux. Deux cents ans après l’époque classique, la culture grecque s’est diffusée dans l’ensemble du bassin méditerranéen, et ses critères de beauté ont changé. Les proportions s’appliquent avec moins de rigueur, variant d’une exécution à une autre, et surtout la sculpture vise l’expression dramatique plus que la beauté statique.

Antinoüs, le critère de ressemblance réaliste s’impose souvent sur celui de la beauté idéale, qui, par conséquent, est moins fréquemment visée. L’architecte Vitruve applique les règles de proportion, dérivées des mesures du corps humain, à celles des bâtiments. Il réprouve l’artifice du maquillage par l’exemple de Phryné, qui n’en usait pas, bien qu’elle eût le teint jaune. Pour les Pères de l’Église chrétienne, la beauté est vanité et tentation.

Les chrétiens doivent faire preuve de modestie et d’humilité, et la beauté doit être cachée. Après la chute de l’Empire romain d’Occident, pendant cinq siècles, si les gens se préoccupent de la beauté, on n’en garde pas de trace. Au Moyen-Âge tardif, la doctrine chrétienne reste puissamment opposée à l’exhibition de la beauté. La romance d’Abélard et Héloïse est essentiellement intellectuelle, à ce qu’en disent les textes. L’homme de Vitruve, dessin de Léonard de Vinci d’après le texte de Vitruve sur les proportions idéales de l’homme. La beauté y est codifiée en art par des proportions mathématiques précises.