Ethique et travail social : Une recherche du sens PDF

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Face aux mutations de nos sociétés actuelles, la nécessité de l’éthique reparaît en tous lieux. Les travailleurs sociaux n’échappent pas à cette problématique. Au contraire, confronté aux évolutions technologiques, sociales, économiques et politiques modernes, le travail social ne cesse d’interroger la pertinence et les exigences de ces dernières, au regard de situations humaines qui font son objet propre : l’exclusion, le handicap, la dépendance, la délinquance, etc. L’éthique est à la source d’un sens à redonner constamment au travail social. Elle n’est pas pour lui une valeur ajoutée, mais elle constitue l’essence même de son action. La pratique du travail social ne peut se réduire à l’application d’une technique étayée par une déontologie.
Si l’on constate de fait une très forte demande en éthique de la part des travailleurs sociaux, on ne peut que s’étonner de la carence en publications dans le domaine. Cet ouvrage vise à combler cette lacune, non pour offrir une doctrine de principes moraux et de réponses professionnelles  » éthiquement correctes « , mais pour aider les travailleurs sociaux à clarifier les enjeux en présence, à structurer leur réflexions, à formuler le sens du travail social.

Informations contentieuses et actualités du Conseil d’État. Intervention de Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’État, lors du colloque inaugural du cycle d’études « Droit du travail et droit de la fonction publique », sur le thème « Dynamiques normatives et jurisprudentielles », le vendredi 17 janvier 2014 au Conseil d’État. Je souhaite remercier les organisateurs de ce cycle d’études ambitieux et d’une grande actualité et, plus particulièrement, le professeur Akandji-Kombé, de m’avoir convié à intervenir lors de ce colloque inaugural consacré aux  dynamiques normatives et jurisprudentielles . Je suis heureux, en outre, que le Conseil d’Etat puisse accueillir cette manifestation qui illustre une nouvelle fois les liens étroits et féconds qui l’unissent à l’Université et au monde de la recherche en droit. La création d’une fonction publique  moderne , en faisant de l’exorbitance du fonctionnariat la garantie de la sauvegarde de l’intérêt général et d’une protection effective des droits sociaux, avait dans un premier temps clos les débats opposant au début du XXe siècle les partisans et les contempteurs d’un statut. Aux mondes  réciproquement clos du droit de la fonction publique et du droit du travail, s’est substitué le continuum d’une  gamme de statuts . L’homogénéisation des droits fondamentaux de tous les travailleurs a constitué un socle juridique commun aux droits de la fonction publique et du travail.

S’il peut être permis de qualifier de  fondamentaux   certains droits communs aux salariés et aux fonctionnaires, c’est en raison de leur intangibilité et de leur  indisponibilité . Ces droits, opposables à toutes les autorités publiques, au premier rang desquelles se trouve le législateur national, bénéficient en effet à tous les travailleurs, en particulier sous les influences combinées de l’européanisation et de la constitutionnalisation de notre droit. Les facteurs exogènes de cette mutation feront l’objet des travaux de la première table ronde de ce colloque, intitulée  Les dynamiques européennes et internationales . Ces dynamiques, sans imposer l’abandon d’une distinction entre droit de la fonction publique et droit du travail, ont consolidé d’une manière transversale des droits historiques et promu des droits nouveaux. Parmi les premiers, les instruments internationaux garantissent, d’une part, le bénéfice aux travailleurs des droits dont ils jouissent en tant que citoyens. D’autre part, les conventions internationales consacrent des droits spécifiques à l’exercice d’une activité professionnelle, à l’instar de la liberté syndicale qui, selon la Cour de Strasbourg, s’impose  à l’Etat-employeur que les relations de ce dernier avec ses employés obéissent au droit public ou au droit privé . Ces exemples témoignent de la place primordiale qu’occupe la jurisprudence des cours internationales et leur rôle dans l’articulation des systèmes juridiques.