Expressions historiques et mythologiques PDF

Un voyage dans l’histoire de l’art au fil de l’or. Objet de convoitise et de conquête, traditionnellement symbole de pouvoir et de richesse, l’or est aussi, par sa plasticité même, le matériau de toutes les métamorphoses, qualité faisant de lui un support privilégié dans les expressions historiques et mythologiques PDF. L’or rencontre aujourd’hui un succès d’une ampleur inédite et d’un genre nouveau dans les expressions artistiques contemporaines.


L’histoire, la religion ou encore la mythologie s’invitent souvent dans le langage courant. Savez-vous d’oùvient l’expression « être médusé » ou encore « donner sa langue au chat » ? Ou pourquoi l’on parle d’unnom « à coucher dehors » ?Destiné à tous les curieux, ce livre recense les expressions les plus connues et vous explique leur origine.Ludique et agréable, il est un bon moyen de se cultiver tout en s’amusant !

Il devient ainsi le support privilégié d’une nouvelle poétique, nous invitant à repenser nos approches du sacré, du politique, de l’esthétique ou du social. Ce phénomène révèle aujourd’hui la fluidité d’un matériau qui ne s’est jamais réduit au fil de l’histoire à ses seules expressions figées. Croisant histoire et création contemporaine, cette exposition rassemble des chefs-d’œuvre témoignant de la fascination des civilisations euro-méditerranéennes pour l’or depuis plus de trois mille ans, avec près de 600 pièces. Loin d’une nouvelle accumulation de trésors qui ne retiendraient de ce métal précieux que son éclat mort, cette exposition propose un dialogue entre archéologie, histoire et création contemporaine, permettant d’appréhender l’or dans ses imaginaires oniriques ou politiques, et nous invite à nous plonger dans sa luminosité créatrice. Entretien avec Jean-Roch Bouiller, Philippe Jockey, Myriame Morel-Deledalle, Marcel Tavé, commissaires de l’exposition. Quel est le propos général de cette exposition ? L’or, depuis les premières traces de sa transformation vers 3000 av.

Alors, pourquoi lui consacrer une exposition ? La réponse est donnée par les artistes, et ce, depuis toujours. Car l’or est, dans l’art aussi, un matériau d’exception, à la plasticité unique. Sacralisant, dématérialisant et sublimant, il permet des échanges et des métamorphoses infinis, ce dont le mythe de l’âge d’or avait eu précisément l’intuition.

C’est pour nous le propos principal de l’exposition. La une du Monde du 15 décembre 2017 était consacrée à l’accroissement des inégalités, qualifié de fléau mondial . Questionner la place de l’or dans nos sociétés, les valeurs qu’on lui prête, la symbolique qu’il véhicule, ou encore les hiérarchies qu’il induit, contribue à cette réflexion sur l’inégale répartition des richesses. L’idée de cette exposition est de se confronter à ces clichés, à ces fantasmes, à ces symboles pour comprendre leur enracinement profond dans l’histoire et les déconstruire ou les voir sous un autre jour. En quoi l’or est-il un sujet d’exposition pertinent pour le Mucem ?

En ce sens, c’est un sujet de civilisation, de société, ce qui est le propos du Mucem. Le sujet de l’or est traité pour ses aspects symboliques et de représentation sans oublier l’aspect humain, en particulier la pénibilité du travail des hommes pour son extraction, jusqu’à la mise en esclavage. Les métiers, les savoir-faire et les créations sont aussi des faits de société, qui seront notamment évoqués, dans une partie spécifique de l’exposition. Mais ce dialogue, tout inattendu qu’il paraisse à première vue, est né d’un constat que nous partageons, et qui nous a décidés à proposer cette exposition sous cette forme : l’étonnante parenté entre les usages de l’or dans ses expressions artistiques les plus diverses à travers les siècles passés et la création contemporaine. Il est vrai que l’or est le matériau par excellence de tous les savoir-faire et de leurs transmissions, de toutes les expérimentations, de toutes les traditions. Quand bien même on pourrait juger cette affirmation paradoxale, au vu de sa solidité et de son inaltérabilité légendaires, l’or est, nous le répétons, le matériau plastique par excellence.

L’art contemporain a toutefois une liberté que n’ont jamais eue les productions artistiques antérieures. Il va au bout des expérimentations que les contraintes religieuses et sociales avaient interdites aux artistes précédents, si audacieux fussent-ils. Il fallait pour cela en comprendre les codes. Il nous semble que les artistes d’aujourd’hui sont de manière évidente les commentateurs les plus acérés de l’art antique. Quelles sont les pièces les plus remarquables au sein de l’exposition ? Dans le domaine de l’art contemporain, nous présentons des pièces d’une grande diversité, de cette petite note manuscrite sur la tirelire, de Marcel Duchamp, à l’aquarelle monumentale de Gilles Barbier représentant un trésor, et du pop-corn doré de Sylvie Fleury à la sculpture d’Adam et Ève grandeur nature par Liza Lou. Toutes les pièces sont remarquables, sinon nous ne les aurions pas exposées !

Le choix d’en éliminer certaines a été des plus cornéliens. Il faut plutôt raisonner en termes de possibilités nouvelles offertes par l’exposition à des artistes ou des œuvre dont le public du Mucem n’aurait pas eu connaissance autrement. Commissariat général : Jean-Roch Bouiller, conservateur en charge de l’art contemporain au Mucem—Philippe Jockey, Professeur d’histoire et civilisation grecques à Aix- Marseille Université—Myriame Morel-Deledalle, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du secteur Histoire au Mucem—Marcel Tavé, conseiller en création contemporaine. Avec le mécénat de Christian Dior Parfums. Avec la participation exceptionnelle du Musée du Louvre. Dès cette semaine, le Mucem nous plonge dans l’univers couvert d’or de 43 artistes et 600 pièces, pour le meilleur et pour le pire.

Hazan Avec les contributions inédites de Philippe Claudel, Sinzo Aanza, Clarisse Prêtre, Sylvain Pattieu, Merab Mikeladze, Sophie Bava et Sylvie Bredeloup, Patrick Popescu-Pampu, Pascal Saffache, Vincent Baggioni, Jan Blanc, Philippe Jockey et Marcel Tavé. D’étranges soleils d’or sont disséminés dans treize lieux de la ville. Ouvrez l’œil : la réponse est peut-être sous vos yeux ! Jeu gratuit dans Marseille du 1er juin au 31 août 2018 imaginé en lien avec l’exposition Or, présentée au Mucem jusqu’au 10 septembre 2018. Lorsqu’on évoque l’or, on pense avant tout au matériau précieux que l’on accumule, figé sous forme de lingots, dans des chambres fortes, pour le soustraire au regard et à la cupidité d’autrui. Des thesauroi grecs à la caverne d’Ali Baba, l’histoire et les imaginaires regorgent de représentations de richesses amoncelées dans des lieux secrets.

L’or fascine et sa quête effrénée a pu prendre des allures de fièvre. Le roi Midas ne perdit-il pas sa sagesse, lorsqu’il reçut le don de changer tout ce qu’il touchait en or ? Pour une once d’or, les hommes rêvant d’aventures, de liberté et de fortune immédiate se lancèrent fébrilement à sa recherche. Si la réalité est parfois plus sombre que les images romanesques, les épisodes historiques de ruée vers l’or témoignent de la capacité des hommes à déplacer des montagnes pour en obtenir. L’or ne se limite pas à ces questions d’accumulation et de quête. Matériaux de toutes les virtuosités, il possède des qualités plastiques sans égal et sert, depuis l’Antiquité, de terrain d’ex-pression à tous les savoir-faire. Cette partie de l’exposition illustre la capacité de l’or à se métamorphoser sous la main de l’artiste.