Friedrich A. Hayek : Les éléments d’un libéralisme radical PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Friedrich A. Hayek : Les éléments d’un libéralisme radical PDF théories du fascisme s’attachent à expliquer les causes, les origines, la nature, la dynamique interne du phénomène fasciste. Les thèses issues des sciences humaines ont dominé les années 1950-1960. Les trois thèses classiques élaborées au cours des années 1920-1930 sont marquées par leur époque.


Selon ce courant de pensée, le fascisme est la résultante, le fruit presque naturel et inéluctable, de l’histoire nationale de l’Italie comme de l’Allemagne. Comme le dit l’historien français Pierre Milza, cette thèse  met l’accent sur les responsabilités de la bourgeoisie italienne et allemande dans l’avènement du fascisme et du national-socialisme. L’historien Pierre Milza attribue la paternité de cette thèse aux courants non marxistes de la gauche italienne. Allemagne luthérienne prônant l’obéissance aveugle dans l’État. Pour l’Allemagne, l’idée d’une destinée particulière est la théorie du Sonderweg. Un second courant, plus développé, met surtout l’accent sur la période 1850-1914 marquée en Allemagne comme en Italie par l’unification du pays et le début de l’industrialisation.

En 1924, le Ve Congrès du Komintern estime que le fascisme est l’expression de la crise finale du capitalisme et la dernière forme de dictature de la bourgeoisie avant la révolution. En 1930, le VIIe congrès de la IIIe Internationale, par la voix de Georgi Dimitroff, précise que le fascisme est la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier. Les dirigeants de Parti communiste italien, du fait de leur expérience personnelle du phénomène fasciste, ont émis des thèses différentes de l’Internationale communiste. Ensuite, concernant la superstructure politique, Gramsci et Togliatti estiment que la fascisme possède une marge d’autonomie face au grand capital, ne serait-ce qu’en raison des luttes de pouvoir entre les groupes de la bourgeoisie.