L’économie sociale, histoire d’hier, patrimoine pour demain : Du Limousin à l’Europe PDF

Licencié en droit en 1905 à Toulouse où il l’économie sociale, histoire d’hier, patrimoine pour demain : Du Limousin à l’Europe PDF suivi les cours de Jean Jaurès, puis docteur en droit, il exerce la profession d’avocat à Toulouse, et milite à la SFIO dès sa fondation. Vincent Auriol lui-même, Albert Bedouce, Jean Jaurès, Alexandre Varenne, Paul Ramadier, etc. Fin stratège, Auriol s’impose comme l’un des membres influents du parti dans le Sud-Ouest après l’assassinat de Jean Jaurès. 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928, il devient progressivement l’expert financier du parti socialiste puis un de ses principaux représentants.


Une sorte de prise de conscience se manifeste aujourd’hui : le modèle capitaliste est malade car engagé dans une spirale spéculative auto-destructrice. En revanche, l’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît comme un champ possible d’actions et de constructions alternatives. Cependant l’histoire de l’ESS, déjà ancienne, n’est pas sans échecs. Elle a connu et connaît des tensions qui méritent d’être revisitées et étudiées.

En dépit de sa richesse, passée et présente, l’histoire de ce pan du mouvement social reste en grande partie méconnue. Cette méconnaissance s’explique à la fois par la faible mise en valeur d’archives dispersées et par la façon dont s’est construite et écrite l’histoire des sociétés ouvrières et de leurs réalisations. C’est pourquoi il est si important de conserver ses archives et de valoriser son patrimoine.

La création d’un Pôle d’histoire du travail et d’économie sociale à Limoges et en Limousin prend appui sur une riche et ancienne tradition unitaire d’organisation sociale, économique et politique. Le Limousin a bien été l’un des creusets de l’économie sociale en France. Notre pays a joué un rôle fondamental dans l’émergence et le développement de l’ESS qui allie fondamentalement le local des territoires, au global international.

La journée d’étude au Palais du Luxembourg à Paris le 24 avril 2013, dont les contributions sont ici publiées, témoigne de la vitalité et de l’actualité de l’économie sociale et solidaire. L’ESS est un sujet d’étude à promouvoir, mais c’est aussi un présent et un futur. Il nous appartient d’articuler à la fois la dimension historique et celle de l’action aujourd’hui. C’est ce dont témoignent de manière transversale dans ce volume acteurs de l’ESS, chercheurs, conservateurs, militants et citoyens réunis.

De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés. Il soutient Léon Blum dans tous les congrès. Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937, Auriol est ministre des Finances dans le premier gouvernement de Léon Blum qui forme le Front populaire. Du 29 juin 1937 au 14 janvier 1938, Auriol est ministre de la Justice dans le troisième gouvernement de Camille Chautemps.

Il est favorable à l’intervention en Espagne. Il est l’un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. Le 21 octobre 1945, il est élu député de la Haute-Garonne à la première Assemblée constituante. Du 21 novembre 1945 au 23 janvier 1946, Auriol est ministre d’État dans le deuxième gouvernement du général de Gaulle. Le 31 janvier 1946, il devient président de la première Assemblée constituante en succédant à Félix Gouin qui est élu à la présidence du gouvernement provisoire.

Le 2 juin 1946, il est réélu député de la Haute-Garonne et continue de présider l’Assemblée constituante, chargée de mettre en œuvre la future Constitution. Le 10 novembre 1946, il est réélu député de la Haute-Garonne à l’Assemblée nationale qui élit Vincent Auriol à sa présidence le 3 décembre 1946. C’est à ce titre que le 16 janvier 1947, il préside le Parlement réuni à Versailles pour l’élection présidentielle dont il sort vainqueur et qui met fin à son mandat de président de l’Assemblée nationale, repris par Édouard Herriot. Article détaillé : Élection présidentielle française de 1947.

Après son investiture à l’Élysée, le nouveau président de la République affiche clairement son ambition de faire du chef de l’État un véritable arbitre entre les différentes institutions nationales, n’entendant guère être un  président soliveau . Auriol assuma la magistrature suprême jusqu’au 16 janvier 1954, date à laquelle son septennat, dont il ne souhaita guère le renouvellement, prit fin. En 1959, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais il cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l’interprétation outrageusement restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu’a le général de Gaulle : plusieurs lois, dont la loi Debré sur l’enseignement scolaire, ont été votées sans que le Conseil constitutionnel soit consulté. Vincent Auriol revient le 6 novembre 1962 pour voter sur la constitutionnalité de la loi référendaire modifiant le mode d’élection du président de la République. Son soutien à la candidature de François Mitterrand, lors de l’élection présidentielle de décembre 1965, reste son ultime acte politique. Membre de droit du Conseil constitutionnel à partir de 1959.

Il refusa néanmoins de siéger à partir de 1962. Président de La Jeunesse au plein air de 1957 à sa mort. Il avait succédé à Édouard Herriot qui avait présidé la JPA de 1950 à 1957. Dix années d’administration socialiste 1925-1935, éd. Un collège-lycée porte son nom dans sa ville natale de Revel. Un boulevard du 13e arrondissement de Paris porte son nom. Une avenue porte également son nom à Floirac, en Gironde, dont la principale résidence se nomme  Fraternité .

Un pont sur le fleuve Niger à Bamako porta le nom de Vincent Auriol jusqu’à l’indépendance du Soudan français devenu Mali le 22 septembre 1960. Vincent Auriol en avait posé la première pierre en avril 1947, mais le pont ne fut inauguré qu’en janvier 1960. Il fut rebaptisé  pont de Badalabougou  après l’indépendance, puis  pont des Martyrs  après la chute du Président Moussa Traoré en 1991. Le nom évoque une comparaison à un loriot, soit en raison de la beauté de son chant, soit en raison de son infortune conjugale, sa couleur jaune or évoquant à l’époque un mari trompé. Il est cependant possible que la couleur dorée soit un symbole de majesté, indissociable de l’auréole. Guillaume Perrault,  Vincent Auriol , émission Au cœur de l’histoire sur Europe 1, 5 mai 2012, 16 min 36 s. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales.