La renaissance de l’Afrique PDF

Soutenue par des mécènes et une génération d’écrivains talentueux, la Renaissance de Harlem marque un tournant majeur dans la littérature noire américaine qui connaît une certaine reconnaissance et une la renaissance de l’Afrique PDF grande diffusion en dehors de l’élite noire américaine. Il est difficile de donner une date précise pour le commencement de la Renaissance de Harlem.


La posture victimaire de l’élité politique africaine est le maître mot de cet essai qui déflore les non-dits de la duplicité qu’elle induit et qui ne ncesse de conduire l’Afrique dans le néant,près d’un demi siècle après les indépendances. Comment se fait-il qu’un continent aussi riche potentiellement se retrouve en queue de peloton dans la course à la mondialisation? C’est que la victimisation qui est au coeur de cette vaste entreprise de renoncement de l’Afrique sonne comme un jeu de dupes que seule une élité décomplexée doit combattre pour faire émerger avec pragmatisme un Etat supranational africain,

Il est admis qu’elle se manifeste dans l’entre-deux-guerres, c’est-à-dire qu’elle correspond aux années 1920 et 1930. Depuis l’abolition de l’esclavage en 1865, les Noirs américains sont confrontés à la ségrégation. S’ils ont obtenu le droit de vote, les Afro-américains sont en fait exclus de la citoyenneté dans le Sud du pays : plusieurs États imposent des tests d’alphabétisation ou des critères de fortune pour les écarter du suffrage. Dans les années 1920, l’économie américaine est prospère, mais les inégalités sont importantes, et les Noirs figurent parmi les plus pauvres.

Seul un petit nombre d’entre eux a réussi à intégrer les classes moyennes et aisées de la société américaine. Mais avec la Renaissance de Harlem, les œuvres se multiplient dans tous les domaines, se diversifient et se diffusent plus largement. New York attire de nombreux Noirs américains au tournant du siècle. Ils sont confrontés au racisme quotidien et sont rejetés du centre par les Blancs. Ils se regroupent dans le quartier de Harlem, au nord de Manhattan. Grosse Pomme et la plupart s’établissent ou travaillent à Harlem : l’activiste Marcus Garvey en 1918, le musicien Duke Ellington en 1923 ou encore Louis Armstrong en 1924-1925.

Harlem devient le lieu de rendez-vous des élites afro-américaines de New York, qui accède à cette époque au rang de ville mondiale de la culture. Ensuite, les universités à l’est de Harlem forment une élite afro-américaine. Par exemple, le journaliste, écrivain et poète Langston Hughes obtient son diplôme de l’université Columbia au début des années 1920. Le poète et romancier Jean Toomer y fait ses études. D’une manière générale, la plupart des écrivains et artistes de la Renaissance de Harlem ont fait des études supérieures à Harvard ou dans d’autres universités. Enfin, le bouillonnement intellectuel est favorisé par des associations, des organisations et des journaux. On lui doit de nombreux clichés des grandes figures de la Renaissance de Harlem.

La vitalité de la Renaissance de Harlem se manifeste dans la multiplication des œuvres et leur diversité, ainsi que par leur large succès. Elle passe par une réflexion sur la condition des Afro-américains dans la société américaine. Cette vision s’oppose à celle de W. La Renaissance de Harlem met en valeur l’héritage africain.