Le Glaucome Secondaire PDF

En bas baisse avancée du champ visuel due à un glaucome. Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique qui entraîne une perte progressive de la vision commençant tout d’abord en périphérie et progressant graduellement vers le centre. Les types de glaucome sont nombreux avec des mécanismes différents. Le plus courant est le le Glaucome Secondaire PDF chronique à angle ouvert.


On sait aujourd’hui que le niveau d’hyperpression susceptible d’engendrer un glaucome est propre à chaque individu, ce qui rend le diagnostic de la maladie difficile à son début. La frontière est parfois difficile à établir entre hypertonie simple sans conséquence et hypertonie avec risque de glaucome. Il existe une relation et une continuité fréquente mais non systématique entre hypertonie oculaire et glaucome qui représentent en fait des stades différents d’une même maladie. Les critères de diagnostic ont fort évolué ces dernières années. Elles sont possibles selon différents critères. Selon l’âge, on parle de glaucome congénital, c’est-à-dire présent dès la naissance et donc responsable d’une buphtalmie, de glaucome infantile qui apparaît entre 3-4 ans et 15 ans, de glaucome juvénile qui apparaît à partir de 10 ans et avant 40 ans, habituellement formes familiales, à évolution rapide, de glaucome chez l’adulte, forme la plus commune. ICE syndrome, la dystrophie de Fuchs, le glaucome néovasculaire, le syndrome de Peter.

C’est l’origine du glaucome néovasculaire dont le primum movens est l’ischémie rétinienne. Sturge-Weber, la fistule carotido-caverneuse, le glaucome secondaire à la prise de corticoïdes. Des glaucomes post-opératoires surviennent aussi parfois après une chirurgie cornéenne ou rétino-vitréenne. La pression intra-oculaire est fonction du volume d’humeur aqueuse contenue dans la chambre antérieure de l’œil. Elle est mesurée à l’aide de tonomètres automatisés à jet d’air. Définir la PIO normale chez une personne donnée nécessite de connaître la rigidité de la cornée qui dépend essentiellement de son épaisseur.

En effet, la mesure ne se fait pas directement dans l’humeur aqueuse mais à travers la cornée. Aussi, cette dernière influence la mesure. Les personnes ayant une cornée épaisse ont une pression oculaire mesurée plus élevée que les personnes dotées d’une cornée fine. Par ailleurs, la pression oculaire augmente naturellement avec l’âge. Autrement dit, la mesure de la pression oculaire n’est qu’un paramètre qui demande à être interprété en fonction de l’épaisseur cornéenne et de l’âge de la personne. Ce critère donné isolément ne permet donc pas d’affirmer qu’une personne est porteuse d’une maladie glaucomateuse ni qu’elle en est indemne.

L’hypertonie oculaire n’est qu’un symptôme comme l’est la fièvre par exemple. La pression oculaire peut être retrouvée élevée dans de nombreuses affections oculaires différentes qui vont définir autant de types particuliers d’hypertonie oculaire ou de glaucomes. Celui-ci augmente de volume et peut provoquer un blocage de l’orifice pupillaire. Cette hypertonie aura des conséquences d’autant plus rapides qu’elle est élevée et prolongée.

Son retentissement, surtout si elle est chronique, dépendra aussi de la qualité de la microcirculation du sujet : ce sont les  facteurs vasculaires du glaucome chronique à angle ouvert . En pratique, l’hyperpression oculaire est responsable d’une neuropathie optique dégénérative. Un nerf optique normal contient plus d’un million de fibres à la naissance. Naturellement, le nombre de fibres diminue au fil du temps à raison d’environ 5 000 fibres par an. L’hyperpression oculaire va entraîner une accélération de cette dégénérescence.

La tonométrie permet de mesurer la pression intra-oculaire de manière indirecte. La technique actuelle applique cette force sans contact grâce à un flux d’air. Le fond d’œil permet de visualiser les déformations de la papille optique et rechercher des causes au glaucome ou des atteintes associées. Une étude parue dans le British Journal of Ophtalmology rapporte que la consommation quotidienne de thé chaud rend le diagnostic de glaucome moins probable. Il s’agit souvent d’un traitement prescrit à vie, qui agit sur deux mécanismes : la diminution de la sécrétion d’humeur aqueuse ou l’augmentation de l’élimination d’humeur aqueuse.