Les Ecritures Magiques. Aux Sources du Registre des 2400 Noms d’Anges de Martines de Pasqually PDF

Cet article est une ébauche concernant l’ésotérisme. Le martinisme est un courant de pensée ésotérique, rattaché à la les Ecritures Magiques. Aux Sources du Registre des 2400 Noms d’Anges de Martines de Pasqually PDF judéo-chrétienne.


42 planches d’illustrations. Un des fondements de la forme de pensée dite ‘ésotérisme’ est la loi des semblables. Elle fait appel à l’analogie pour expliquer le rapport étroit qui existe entre le macrocosme et le microcosme. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », par ces mots, la Table d’Émeraude souligne les liens vitaux qui unissent les choses de l’en-deçà et de l’au-delà, les rapports entre le créé et l’incréé, pour « faire des miracles d’une chose ». La communication entre ces deux mondes, induite par la règle des correspondances, trouve dans la théurgie l’une de ses formes privilégiées. Le contact angélique recherché trouve ici son chemin et son outil : les écritures magiques. L’ange et l’homme ne cohabitent pas, mais utilisent rituels et symboles, à savoir des écritures magiques, pour bâtir en un acte unifiant, la relation entre mésocosme et microcosme. C’est du signe tracé par le mage que résulte la manifestation céleste ; le symbole et le résultat attendu de l’opération magique sont intimement liés. Plus qu’un simple lien, le signe ou le caractère est un ‘médium’ qui est à la fois la porte et la barrière qu’il faut franchir pour entrer dans le monde surcéleste. La connaissance de ces écritures magiques est indispen-sable au mage pour l’accomplissement de ses desseins. Cet ouvrage est une enquête qui prend ses racines au IIIe siècle A. D., alors que les Grecs manient déjà la doctrine des signatures entre les astres, la nature et l’homme, et va jusqu’à Martines de Pasqually au siècle des Lumières. C’est en parcourant les écrits de J. Trithème, H. C. Agrippa, Paracelse, G. Postel, J. Dee, J. Gaffarel, A. Kircher et de nombreux autres que se dessine la toile de fond, notamment pour la période qui va du XVe au XVIIIe siècle. Le suivi du tracé de ces écritures en Islam, la revisite du monde angélique et de la talismanie, tout autant que les rapports entre stéganographie et écritures magiques, vont parachever cette description du paysage magique dans lequel évoluent ces écritures. Parmi les différentes formes ou familles d’écritures magiques qui lient les deux mondes matériel et spirituel, la plus importante, au dessin baroque, sert de fil d’Ariane. Elle est connue sous le nom générique d’écriture ‘à lunette’ ou bouletée. Ces caractères bouletés sont largement utilisés dans le Registre des 2400 noms, ce remarquable dictionnaire théurgique qu’est le répertoire angélique de Martines de Pasqually, un mage dont les sources sont fort obscures. Ce Registre, véritable coeur autour duquel s’articule le système de magie cérémonielle des Élus-Cohens, est l’objet de la dernière partie, l’aboutissement de cette étude. Il ressort que, concernant les outils utilisés, Martines de Pasqually s’inscrit exactement dans la lignée des grands théurges, digne héritier de ses prédécesseurs. En fait, l’histoire de ces écrits secrets, en particulier depuis le commencement de la période médiévale, paraît avoir été intimement liée à la quête de la langue parfaite ou adamique. Les différents acteurs, inspirés par la vision de la philosophia perennis, recherchent cette langue, reflet de l’essence des choses et vrai miroir de notre univers. Au-delà des différents visages de la cryptographie dans le contexte de l’ésotérisme occidental, on peut présumer que la finalité, avouée ou non, consciente ou non, de cette longue quête est sans doute la recherche de cette langue parfaite, celle d’Adam, celle qui ré-unira Dieu, l’homme et la nature.

Le martinisme est donc issu d’une rencontre entre la théosophie et la pensée de Saint-Martin. Le martinisme est un courant qui relève de l’ésotérisme judéo-chrétien. Robert Amadou, Louis-Claude de Saint-Martin et le martinisme, Paris, Éditions du Griffon d’or, 1946. Robert Amadou, L’Ordre martiniste au temps de Papus, Paris, Cariscript, 1988. Robert Ambelain, Le Martinisme, histoire et doctrine , suivi de Le Martinisme contemporain et ses véritables origines , Signatura, 2011, 288 p.

Michele Moramarco, Nuova Enciclopedia Massonica, Foggia, Bastogi, 1997. Papus, Martinésisme, willermosisme, martinisme et franc-maçonnerie, Paris, Chamuel, 1899. Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Ed. Complémentaires de Louis-Claude de Saint-Martin, Éditions Déméter, 1985, 176 p.

Jean-Marc Vivenza, Le Martinisme, l’enseignement secret des Maîtres, Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz, fondateur du Régime Écossais Rectifié, Le Mercure Dauphinois, 2006. Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Stéphane Bachès, 2009, Lyon, 1054 p. Jean-Marc Vivenza, Les élus coëns et le Régime Écossais Rectifié : de l’influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste Willermoz, Le Mercure Dauphinois, 2010. Robert Amadou, « Rituels d’initiation des Élus Coën », in L’Autre Monde, no 68, février 1983, p. Gilles Le Pape, Les écritures magiques, Aux sources du Registre des 2400 noms d’anges et d’archanges de Martinès de Pasqually, Arché Edidit, 2006. Diffusion Rosicrucienne, collection martiniste, 1999, édition présentée par Robert Amadou.

Sa vie, son œuvre, son ordre, t. Magie et Franc-Maçonnerie au XVIIIe siècle – Manuscrit de l’Ordre des Élus Coën. Rituels et Franc Maçonnerie au XVIIIe siècle. Rituels de Martinès de Pasqually 1763-1764. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 14 août 2018 à 10:59.

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Il fut le fondateur de l’Ordre des chevaliers-maçons Élus Coëns de l’Univers, en 1761, et l’inspirateur de Louis-Claude de Saint-Martin et de Jean-Baptiste Willermoz. Joachim Martinès de Pasqually apparaît soudainement vers 1754. Il commence alors une carrière de théurge et de thaumaturge, et impressionne ses confrères dans les sociétés secrètes et initiatiques de son époque.

On ignore aujourd’hui encore la date, le lieu de naissance et la nationalité exactes de Martinès. D’aucuns affirment qu’il était juif, sans cependant pouvoir l’établir de façon certaine. Durant vingt années de 1754 à 1774, année de sa mort, Martinès de Pasqually travailla sans arrêt à la construction de son ordre des chevaliers-maçons Élus Coëns de l’Univers. En 1754, il fonde le chapitre des juges écossais à Montpellier.

C’est en cette même année 1766 que Martinès vint à Paris et fonda un temple coën avec Bacon de la Chevalerie, Jean-Baptiste Willermoz, Fauger d’Ignéacourt, le comte de Lusignan, Henri de Loos, Grainville, etc. En 1767, il établit son tribunal souverain qui devait régenter tout l’ordre des Élus Coëns. La rencontre avec Louis-Claude de Saint-Martin en 1768 devait avoir une grande importance pour l’un comme pour l’autre. La personnalité et l’enseignement de Martinès de Pasqually firent sur Saint-Martin une impression profonde et durable. Réciproquement, Martinès fut lui-même influencé par Saint-Martin. Martinès n’utilise guère la franc-maçonnerie qu’afin de greffer sur elle son système.

Martinès, parti la même année pour Saint-Domingue afin de toucher un héritage, devait y mourir en 1774. Par la suite, l’Ordre se désagrège. Outre Willermoz et Saint-Martin, on connaît comme disciple de Martinès l’abbé Pierre Fournié. C’est vers 1768 que ce dernier rencontre le maître qui va bouleverser de fond en comble sa destinée et auprès duquel il exercera plusieurs mois les fonctions de  secrétaire . Initié élu coën, le clerc tonsuré Fournié réside surtout à Bordeaux, où il sert d’intermédiaire entre différents membres de l’Ordre. Selon les recherches de Georges C. Martinès dans l’affaire du Guers, Martinès pas plus que son père ne pouvait être juif.