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L’année scolaire dans le primaire est-elle trop chargée en France ? To be orthographe CP : Pour prendre un bon départ en orthographe PDF not to be?


La France est connue pour ses taux élevés de redoublement, mais comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins ? Dans cette enquête, il était demandé aux élèves de 15 ans d’indiquer s’ils avaient déjà redoublé au primaire, au collège ou au lycée. La décomposition par niveau d’enseignement se fait comme suit : 17. 15 ans ont pu redoubler à la fois au primaire et au collège. Ces chiffres sont alarmants et pourtant, des progrès ont été réalisés. Dans les années 60, près de la moitié des élèves étaient en retard dès le CM2.

Des écarts significatifs existent entre les pays en matière de redoublement. 15 ans en Belgique, en Espagne, au Luxembourg, aux Pays-Bas et au Portugal indiquent avoir déjà redoublé au moins une fois. Le redoublement : un mal pour un bien ? Les pays à forts taux de redoublement affichent de moins bonnes performances. Les statistiques nationales confirment ces résultats et montrent des écarts significatifs de performance en faveur des enfants qui n’ont jamais redoublé, par comparaison avec les autres.

La pratique du redoublement est un facteur de démotivation. En France, les élèves qui redoublent en sont souvent informés bien avant la fin de l’année scolaire. Leur motivation s’en voit alors diminuée et leur retard ne fait que s’accumuler, le soutien scolaire étant peu développé au sein des établissements. Pour certains d’entre eux, ils feront face aux mêmes difficultés l’année suivante, mais un peu plus tard dans l’année scolaire. En outre, cette perte de motivation peut se traduire par des problèmes de discipline. Cependant, les critères utilisés pour décider d’un redoublement ne sont pas normalisés et diffèrent non seulement entre les régions, villes et établissements scolaires, mais aussi parfois entre les classes d’un même établissement. Le redoublement a un coût économique non négligeable.

Le redoublement est une pratique coûteuse dont l’efficacité est contestée. Il a un coût économique : les élèves restent non seulement scolarisés plus longtemps que prévu dans le système d’éducation, mais leur entrée sur le marché du travail s’en trouve également retardée. En 2009, le coût du redoublement a ainsi été chiffré à 2 milliards d’euros par an par le ministère de l’Éducation, une somme conséquente, surtout en période de crise économique. La diminution ou la suppression du redoublement, même si c’est une mesure nécessaire, ne permettra pas de résoudre tous les problèmes du système d’éducation français si d’autres initiatives ne sont pas mises en place pour lutter contre l’échec scolaire.

La Finlande et les Pays-Bas figurent tous deux dans le haut du classement de performance. Ces deux pays essaient de limiter le redoublement : en Finlande, par des pratiques pédagogiques où l’enseignant adapte son cours au niveau des élèves et aux Pays-Bas, par du soutien scolaire organisé au sein des établissements. Les élèves coréens et japonais, quel que soit leur milieu socio-économique, ont tous recours aux cours privés après l’école, pratique qui les aide à combler leur retard et à développer leurs compétences. Il est toutefois difficile d’imaginer ce système en  France : il générerait encore davantage d’inégalités sociales car tous les enfants n’auraient certainement pas accès aux cours privés.