Pour une théologie chrétienne des religions PDF

En pratique : Quelles pour une théologie chrétienne des religions PDF sont attendues ? Selon la formule de saint Anselme de Cantorbéry, on la définit comme Fides quaerens intellectum.


L’interrogation sur la diversité constitue une des clés d’interprétation majeures de la société actuelle. La manière de l’aborder reflète la compréhension de soi, d’autrui et du monde. Que ce soit sur le plan culturel, politique, éthique, économique ou religieux, la diversité informe toutes les dimensions de l’être. Et parmi toutes les composantes de la diversité, la dimension religieuse occupe une place particulière. Qu’elle soit voilée ou exacerbée, celle-ci semble irréductible aux autres parce qu’elle fait apparaître une différence inassimilable dans les autres. Même si l’histoire témoigne de certaines formes de syncrétisme religieux ou d’influences mutuelles entre des religions, produisant des pratiques cultuelles ou culturelles similaires, la diversité religieuse exprime une différence qui ne tolère aucun métissage. Ce qui lui confère une fonction paradigmatique : la manière de l’appréhender structure le regard posé sur tout type de diversité. Sur le plan théologique, la réflexion sur la diversité religieuse s’exprime par la question du sens. S’il ne s’agit pas d’expliquer les faits religieux dans leur déploiement historique, la théologie s’interroge sur la place que les religions peuvent avoir, en tenant compte de leur profondeur historique et de leur ancrage culturel dans le dessein de Dieu. D’où une manière nouvelle d’appréhender le dialogue interreligieux, l’approche des différentes traditions.

La théologie désigne le discours croyant sur Dieu, la Bible, la religion et l’Église, et notamment sur les doctrines chrétiennes, élaborée selon les moyens et la perspective énoncés ci-dessus. Les autorités religieuses organisent l’enseignement de la théologie comme discipline universitaire. Le caractère scientifique de la théologie demeure discuté. Sa parenté avec la philosophie la ferait mieux nommer une  sagesse . Mais au Moyen Âge, on la considérait comme la reine des sciences, couronnement et sommet de tout savoir humain, selon la place que la métaphysique occupait dans le système aristotélicien. Au Moyen Âge, la théologie était une discipline essentielle au sein des universités naissantes. La scolastique a donné lieu à la publication de nombreux écrits et à nouveau à des discussions doctrinales.