Principes de macroéconomie PDF

Les comptes nationaux se présentent sous forme de tableaux de chiffres, ce qui leur donne une apparence scientifique, indiscutable. Pourtant, derrière les chiffres se cachent des concepts et derrière les concepts se cachent des débats de société. La comptabilité nationale s’intéresse avant tout à la création de richesses par l’homme, à principes de macroéconomie PDF répartition et à leur utilisation. Les richesses sont créées lors de la production sous forme de biens et services.


Ecrit dans un style clair, concis et direct, Principes de macroéconomie est le manuel idéal pour entreprendre l’étude des sciences économiques. Cette deuxième édition conserve la force et la rigueur du travail original de Gregory Mankiw, tout en présentant un contenu adapté à la réalité des étudiants canadiens et québécois. Ainsi, les auteurs misent sur une approche éprouvée, fondée sur la présentation de dix principes d’économie, permettant d’aborder de façon progressive les sujets essentiels de la macroéconomie. Des applications et des exemples concrets s’ajoutent aux compléments théoriques et aux retours sur l’histoire de la pensée économique pour offrir un juste équilibre entre la théorie, l’application et la politique économique. Enfin, les résumés, les concepts clés et les questions de révision présentés à la fin de chaque chapitre constituent de précieux outils pour la vérification de la compréhension de la matière. Dans cette deuxième édition — qui s’adresse aux étudiants du le’ cycle universitaire inscrits au cours d’introduction à la macroéconomie —, on trouve une nouvelle mise en page dynamique et en couleurs, une mise à jour des différentes données et de nouveaux sujets d’actualité. En plus, les turbulences économiques récentes font l’objet de plusieurs exemples pour appuyer les concepts qui permettent de mieux les comprendre. En complément, les étudiants pourront se procurer Principes de macroéconomie, 2e édition — Guide de l’étudiant.

Ceux-ci peuvent généralement s’échanger sur un marché, si bien qu’ils possèdent une valeur monétaire. C’est cette valeur monétaire qui permet aux comptables nationaux d’agréger des produits de nature différente et donc de présenter une image synthétique de l’activité économique. La comptabilité nationale établit une distinction claire entre les activités qu’elle considère productives, c’est-à-dire créatrices de richesse, et les activités qui se limitent à une simple redistribution de richesses. Elle ne tient pas compte d’une multitude d’activités qu’elle considère, malgré leur utilité sociale incontestable, comme ne relevant pas du champ de l’économie. Les activités productives La délimitation des activités productives a toujours été un sujet difficile qui a suscité de manière récurrente des controverses parmi les économistes. A l’inverse, les services sont restés longtemps considérés comme improductifs. Pour les économistes classiques, le refus de considérer le travail du personnel domestique comme productif s’expliquait par leur approche globale.

Certes, les domestiques produisaient un certain travail mais si les domestiques n’avaient pas été là, ce travail aurait dû être fait par leurs employeurs eux-mêmes, si bien que, globalement, la situation en serait restée inchangée. La situation a évolué pour deux raisons. La première correspond à l’apparition de sociétés spécialisées dans la fourniture de services domestiques aux particuliers. Pour un économiste comme Karl Marx, il était évident que si les services domestiques étaient par nature improductifs, le fait qu’ils puissent être une source de profit les intégrait de fait à la sphère capitaliste. La deuxième raison correspond à la conception libérale de l’économie. La première est que si les considérations politiques ne sont jamais très éloignées de la comptabilité nationale, des conceptions opposées peuvent amener à des recommandations identiques.

Des implications concrètes Ces considérations peuvent apparaître bien théoriques et fort éloignées de la réalité concrète, pourtant elles ne le sont pas. Reprenons, en effet, notre exemple de l’emploi de personnel domestique. Ces dernières années, les politiques visant à favoriser le développement des services d’aide à la personne ont été vues par beaucoup comme une solution au problème du chômage. Concrètement, si, aujourd’hui, les activités d’aide à la personne n’étaient pas considérées comme productives par la comptabilité nationale et ne contribuaient pas au produit intérieur brut, il serait beaucoup plus difficile pour un gouvernement de les proposer comme solution au chômage. Cette définition n’est pas la définition officielle, celle-ci a d’ailleurs changé plusieurs fois depuis la création des comptes nationaux. En fait, la comptabilité nationale est confrontée ici à un problème majeur : née dans les pays à économie de marché, sa prétention à l’universalité l’amène à devoir décrire des économies où le marché apparaît secondaire face au secteur public ou au secteur informel.

Un processus purement naturel, sans intervention ni contrôle humain, ne constitue pas une production au sens économique. C’est ainsi que l’accroissement incontrôlé des stocks de poissons dans les eaux internationales ne constitue pas une production, au contraire de la pisciculture. Cette démarche, qui apparaîtra fort louable à beaucoup, pose cependant des problèmes aux comptables nationaux. En effet, nous pouvons constater que la définition des Nations unies se distingue de celle que nous avons donnée par l’exclusion de la référence à la monnaie.