Un coin du Dauphiné PDF

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L’an I de la République commence le 22 septembre 1792. Elle a pour préambule la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen de 1795. C’est dans la salle du Manège des Tuileries que se réunit la Convention nationale jusqu’au 9 mai 1793. Elle succéda à l’Assemblée législative et fonda la Première République. Dès sa première séance, la Convention, qui exerçait le pouvoir législatif, abolit la royauté après les interventions de Collot d’Herbois et de l’abbé Grégoire qui déclara :  Les rois sont dans l’ordre moral ce que les monstres sont dans l’ordre physique. Le lendemain matin, l’an I du calendrier républicain est proclamé.

Article détaillé : Élections législatives françaises de 1792. La Convention nationale est créée dans un contexte extrêmement tendu : le 10 août 1792 eut lieu la Commune insurrectionnelle de Paris et la prise des Tuileries. Par ailleurs, une partie du territoire est envahi ou redoute de l’être. En fait de suffrage universel, il s’agissait d’un aménagement du vote par foyer, ou vote du chef de famille, qui était pratiqué depuis longtemps pour élire les municipalités des villes. Seuls les hommes de plus de 21 ans étaient appelés à voter. Assemblée nationale était  formée tous les deux ans . Paris, c’est le club des Jacobins qui désigne la députation parisienne, beaucoup plus radicale que les députations provinciales.

Représentation à la Convention après les élections de 1792. 749 Conventionnels sont tous issus du mouvement révolutionnaire. Montagnards ou les Girondins selon qu’ils estiment que les uns ou les autres incarnent le mieux les espoirs collectifs. Les élus sont presque tous issus de la bourgeoisie dont un tiers vient des métiers de justice. Les Girondins, presque tous jeunes, sont majoritairement issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers. Les Brissotins, Rolandins ou Girondins se méfient du peuple parisien.

Leurs appuis sont en province et parmi la riche bourgeoisie du négoce et des manufactures. Lamartine dans son Histoire des Girondins. Ils sont plus sensibles aux difficultés du peuple. La forme de gouvernement la plus parfaite est selon eux un régime d’assemblée avec une seule chambre élue au suffrage universel direct qui concentre les trois pouvoirs. La Convention telle qu’ils l’ont dirigée entre 1793 et 1794, remplit ces critères. Dans un premier temps le centre soutient les Brissotins. Les Girondins comme les Montagnards sont membres du club des Jacobins.