Vers un multiculturalisme français. L ’empire de la coutume PDF

En effet, un vers un multiculturalisme français. L ’empire de la coutume PDF peut se concevoir, ou non, en tant que nation, et, à ce titre, se doter, ou non, de la structure d’un État. Ce terme n’est pas défini juridiquement, toutefois l’usage en politique internationale en fait un équivalent d’État souverain. Deux notions différencient ainsi pour l’auteur la nation du peuple : l’État et l’origine. Pour le Dictionnaire Hachette,  la nation est une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle, et souvent par l’unité linguistique ou religieuse.


L’idée d’une république dont le principe de base est celui de l’assimilation de citoyens isolés les uns des autres paraît contradictoire avec l’existence de l’opposition des Francs et des Gallo-Romains qui imprègne une grande partie de l’historiographie en France. Tel est pourtant le fondement du multiculturalisme français qui, dans ses versions les plus récentes et les plus outrancières, débouche sur la bipartition de la population entre des  » communautés  » minoritaires et une  » ethnie française  » majoritaire. C’est dans ce cadre qu’il convient de replacer le phénomène de durcissement des identités et d’essor des fondamentalismes ethniques et religieux qui affecte notre pays.
Ce n’est pas en historien des idées mais en anthropologue spécialiste de l’Afrique noire que nous voudrions examiner la prégnance du schème de la  » guerre des deux races  » à la fois dans le cadre de l’histoire nationale et dans celui de son exportation dans les colonies. En effet, loin de constituer deux sphères étanches, l’histoire métropolitaine et l’histoire des colonies ne cessent de s’informer mutuellement, au point que le traitement des communautés à l’intérieur du territoire national emprunte aujourd’hui beaucoup à des précédents coloniaux.
J.-L. A.

Au sens moderne du terme,  nation  a une signification à dominante politique. Au Canada anglais, les critiques ont fusé et beaucoup craignaient que cela donne un nouvel élan aux souverainistes québécois. Dans le but d’obtenir un État ou des droits spécifiques, les groupes se présentant comme une  nation  ont souvent tenté de définir la dite  nation , et donc de la légitimer, par des critères historiques. L’optique des sciences sociales amène à regarder de manière critique l’idée de nation. Le concept même de nation est arbitraire, et donc, la définition dépendra de l’émetteur de cette même définition. Les agents intéressés à en produire une définition arrêtée sont généralement les mêmes agents qui sont impliqués dans cette définition, c’est-à-dire les nationalistes eux-mêmes.

Néanmoins, il existe deux définitions principales, conçues à partir des expériences nationales françaises et allemandes. Lumières et insiste par contre sur la volonté du  vivre ensemble , la nation étant alors le résultat d’un acte d’autodéfinition. Les analyses actuelles des historiens français sont plutôt basées sur des études socio-historiques de la constitution du sentiment d’identité nationale, en essayant d’en cerner les différents mécanismes individuels et collectifs, conscients et inconscients, volontairement construits et involontaires. Le terme  nation  n’est pas défini juridiquement.

La théorie classique du droit international ne reconnait comme sujet que l’État souverain. Dans les langues romanes, le terme nation est indigène et semble avoir été longtemps utilisé pour désigner le lieu de naissance, que ce soit un bourg ou un territoire plus étendu. Mais d’une langue à l’autre il y a une grande différence dans la chronologie des variations de sens et les sens divers admis simultanément. Un dictionnaire hollandais de 1913 souligne la spécificité de l’utilisation française du mot qui désigne alors les gens appartenant à un même État même s’ils ne parlent pas la même langue. Volk, mais des glissements de sens sont observés entre nation et Volk, et parfois le terme nation désigne des personnes de même condition sociale ou appartenant à une même association ou corporation. Pour certains pays, la distinction entre la nation au sens ethnique et au sens civique n’est pas nécessaire : Ainsi pour la France, l’Allemagne ou le Japon, la question de l’identité ethnique ne se pose pas. Cependant, le terme nation peut occasionner une ambiguïté lorsqu’il s’agit de pays tels que le Canada.